Amay

Un passé plein d'avenir

Collégiale d'Amay

C'est au centre de la bourgade que se profile un des plus intéressants monuments religieux : la collégiale. Elle se caractérise par un long vaisseau prolongé par la masse imposante d'un 'avant-corps' composé de trois tours majestueuses surmontées de clochers en pointe. Edifice de l'époque ottonienne, elle a toutefois subi au cours des siècles de nombreuses transformations. C'est dans cet ensemble religieux, qu'on peut admirer, là où il fut découvert en 1977, le sarcophage de sancta Chrodoara, véritable chef d'œuvre de l'art mérovingien, reconnu internationalement. Le trésor de la Collégiale comprend également la châsse de saint Georges et de sainte Ode, datant de 1240-1250 qui abrite les reliques de sainte Ode et d'autres personnages illustres. Dans l'ancien cloître de la Collégiale, a été aménagé un musée d'archéologie dont un des points forts est cette magnifique exposition permanente Mosa Nostra qui présente la Meuse mérovingienne de Verdun à Maastricht. C'est autour de la collégiale et de cette place que se groupaient autrefois les habitations des chanoines affectés au culte et à la gestion de la Collégiale. Les maisons canoniales datent en général du milieu du 18e siècle, sauf la maison Gossuart. Plusieurs d'entre elles présentent une architecture réservée à l'élite.

Tour romane et villas Art nouveau

Un peu à l'écart du centre religieux et appelé communément « tour romane », le donjon d'Amay, maison forte des avoués de la localité, fut sans doute érigée au 12e siècle pendant la campagne de consolidation et de construction de places fortes destinées à protéger la Principauté de Liège sous Henri de Leez (1145-1164). Cette maison forte est reprise comme patrimoine exceptionnel de Wallonie. Lors du 19e siècle, d’autres courants influenceront aussi la construction des maisons bourgeoises comme l'art nouveau ou l’art déco mais resteront assez rares. On épinglera cependant les quatre magnifiques maisons, chaussée Roosevelt, 34 à 40, à Amay. Elles furent dessinées en 1914 par Maréchal. On remarque en effet des carreaux de faïence aux motifs de fleurs dans le tympan des fenêtres ou sur les noms de fleurs - marguerites, roses, lys et glycines - désignant la villa.

Les villages

Ampsin, diminutif d'Amay, fut un village industriel dominé par les familles « de Laminne » et « Dumont » qui créèrent plusieurs industries extractives dans le village.

Flône, village mosan, est surtout connu pour son abbaye fondée à la fin du 11e siècle. Occupée par les Dames de l'Instruction Chrétienne, l'abbaye de Flône est aujourd'hui l'une des écoles les plus importante de la commune d'Amay.

Jehay, village agricole aux portes de la Hesbaye, est célèbre pour avoir été le lieu de naissance de « Zénobe Gramme », inventeur de la dynamo industrielle ; pour l'abbaye cistercienne de la Paix-Dieu et pour son château. Longtemps délaissée depuis la période révolutionnaire française qui mit un terme à la vie monastique, l'abbaye de la Paix-Dieu est devenue un Centre des Métiers du Patrimoine, prodiguant des cours aux spécialistes du patrimoine et attirant la curiosité des jeunes par l'organisation de classes d'éveil. Quant au magnifique château en damier, patrimoine exceptionnel de Wallonie, il est le lieu le plus fréquenté et le plus visité de la région. Ce beau château et son église sont ancrés dans un site exceptionnel entouré d'un jardin et d'un domaine forestier.

Ombret, après avoir accueilli le vicus sur les deux rives de la Meuse, tomba en léthargie pour devenir au 19e siècle un centre important de construction navale.